Le football marocain comme levier diplomatique
Le succès croissant du football marocain s'est affirmé comme un levier diplomatique majeur pour le royaume. Selon une analyse approfondie de l'expert sportif Tawfik Sanhaji, diffusée dans l'émission "Niqach", la montée en puissance des "Lions de l'Atlas" dépasse désormais le cadre sportif.
Elle incarne un instrument central de la "diplomatie douce" du Maroc sur la scène internationale.
Historique des candidatures au Mondial
L'analyste a rappelé que l'attribution du Mondial 2030 au Maroc couronnait un projet initié dès 1988 avec la première candidature pour accueillir la Coupe du monde 1994.
Cette stratégie s'est concrétisée grâce à une série d'accomplissements récents, notamment :
- Organisation réussie de la dernière Coupe d'Afrique des Nations, démontrant la capacité du pays à gérer des événements planétaires.
Le rôle de Fouzi Lekjaa
Sanhaji a mis en avant le rôle clé joué par Fouzi Lekjaa depuis son entrée au bureau exécutif de la CAF en 2017. Ses efforts pour promouvoir le football africain en accueillant des compétitions majeures ont contribué à renforcer le positionnement du royaume sur l'échiquier continental.
Reconnaissance internationale des "Lions de l'Atlas"
Le spécialiste a également noté que les "Lions de l'Atlas" suscitent désormais une reconnaissance internationale chez des entraîneurs de renom tels que :
- Lionel Scaloni (Argentine)
- Carlo Ancelotti (Real Madrid)
- Didier Deschamps (France)
- Luis de la Fuente (Espagne)
Ces entraîneurs classent désormais le Maroc parmi les sélections favorites. Ancelotti avait d'ailleurs qualifié le match contre le Brésil de
"défi contre le champion d'Afrique et quart de finaliste mondial" , illustrant le respect acquis par l'équipe marocaine.Les performances des joueurs marocains comme Achraf Hakimi et Brahim Diaz en Ligue des champions, ainsi que l'absence de complexe face aux grandes nations, ont permis de briser les barrières mentales, selon Sanhaji. Ce dernier a également évoqué les tentatives de certains acteurs, notamment du voisin oriental, de minimiser les succès marocains, décrivant ces attaques comme un "conflit identitaire et symbolique" amplifié par les réseaux sociaux.
Le commentateur a relevé une évolution notable dans la presse égyptienne, désormais plus bienveillante envers le modèle marocain, ainsi que l'intégration croissante des entraîneurs marocains comme Houssine Ammouta et Tarik Sektioui dans les clubs et sélections arabes et africains, témoignant de la reconnaissance de l'école marocaine.Sanhaji a également salué le comportement exemplaire des supporters marocains, décrivant leur passion comme "professionnelle et universelle". Il a cité en exemple les échanges positifs avec les fans brésiliens et écossais, soulignant que cette attitude contribuait à une image valorisante du pays. Dénonçant les rumeurs infondées sur un retrait présumé du Maroc d'événements sportifs, l'analyste a confirmé l'engagement du royaume à organiser des compétitions majeures, notamment la Coupe du monde féminine U17 sur cinq éditions jusqu'en 2029, la Coupe du monde 2030 et potentiellement la Coupe du monde des clubs en 2029. Il a conclu par une prédiction optimiste d'une victoire 3-1 pour la prochaine rencontre des "Lions", avec des buts attribués à Hakimi et Diaz.